mercredi 10 septembre 2008

Les performances sportives et le jeûne

L' icône des marathoniens Spiridon Louys était un berger mystique, qui préparait ses courses dans le jeûne et le recueillement.Ce premier champion olympique ne peut servir d' exemple, en 2003, pour des coureurs pris en main par des ñcoachesî issus de la chimie moléculaire et du multimédia... sauf pour les sportifs musulmans, qui, un mois par an, doivent rendre des comptes aux autorités sportives, au moment du Ramadan.

c' est dans les courses de fond que les lipides sont les plus efficaces.
Pourtant le Ramadan n' est pas un jeûne complet. Mais ceux qui le pratiquent ne sont alors pas considérés comme performants, et sont bien souvent mis en demeure de sursoir à leur jeûne, ou de quitter leur poste de titulaire (en particulier dans le football).
De fait, peu d' études ont été réalisées pour jauger les performances d' athlètes en cours de jeûne.Pour des sports d' endurance, s' entend, parce qu' il est évident que toutes les compétitions qui reposent sur des efforts brefs et puissants (consommation d' ATP, de glycogène anaérobie), les muscles et le foie doivent largement distribuer leurs glucides. Et ces glucides ont disparu après un jour de jeûne.
Les études réalisées sur le jeûne sont faussées de plusieurs manières :
- les jeûnes sont souvent trop courts (12 heures) pour dépléter totalement les stocks de glycogène.
- ou bien, ils sont incomplets ( jus de fruits riches en fructose, générateur d' intolérances digestives ).
- ou bien, ils sont trop absolus, générant alors une déshydratation partielle ( 2 % du poids du corps, soit 1,4 kg pour 70 kg), qui entraîne une chute de 20 % de l' aptitude physique.
Une étude réalisée après un jeûne de 36 heures, jeûne aidé par l' apport de tisanes ( 3 l/ jour ), a montré qu' une épreuve d' endurance de 10 minutes sur un parcours balisé, et controlée par la mesure du rythme cardiaque, se déroule le plus efficacement à J 3, c' est à dire le lendemain de l' arrêt du jeûne, après reprise de l' alimentation: l' organisme profite au maximum de " l' effet purge" des toxines, du glycogène et d' une partie des graisses intramusculaires, tout en utilisant au mieux les quelques grammes de néoglycogène et des sucres circulants.
Pour des sports aux efforts plus prolongés ( randonnée, cyclisme, canotage, ski de fond, etc.), on sait que si l' exercice n' excède pas 65% de VO2max, le sportif en cours de jeûne, garde les mêmes performances que son camarade gavé de nouilles mais aussi :
- qu' il ne risque ni les crampes, ni les fringales, incidents rattachés uniquement à l' utilisation des glucides.
- qu' ayant mis au repos son système digestif, il économise 15 à 25 % de son métabolisme et il répartit mieux sa masse sanguine dans les muscles et le cerveau .Certes, l' acidification du sang qui s' installe d' une part avec le jeûne, puis au cours de l' effort constitue un frein à la performance. Mais elle peut être neutralisée par l' ingestion de jus de citron, ou par des exercices respiratoires adéquats.
Les limites d' un jeûne pré-compétitifSi l' on peut avancer un avantage certain pour un jeûne de 36 heures, avec l' appoint d' une phytothérapie raisonnée, pour autant, ne lui attribuons pas une portée universelle.
- Le jeûne, même limité à 36 heures est proscrit aux sportifs ayant des affections métaboliques (diabètes) ou une insuffisance rénale.
- Les athlètes de haut niveau , dont la fréquence des compétitions dépasse les deux épreuves par semaine pourront difficilement inscrire le jeûne dans leur planning diététique...
- Tous les sports nécessitant des efforts brefs et intenses ( 100 m, saut en longueur, lancers...) reposent sur le métabolisme de l' ATP musculaire, et ne sont donc pas concernés par le jeûne...
- Les athlètes spécialistes de fond, qui ont une connaissance très fine de leur métabolisme, auront toujours intérêt à intercaler des phases de jeûne dans le programme.
. Mais comment les situer par rapport à la compétition ?Cela dépendra essentiellement du type d' effort demandé ( un 3000 m steeple n' est pas un critérium cycliste de 40 km ), et des capacités métaboliques individuelles de chaque sportif. Certains feront 2 jeûnes par mois pour simplement se gérer pondéralement, d' autres sauront utiliser le jeûne en pré-compétition, soit trois jours avant l' épreuve avec réalimentation la veille, soit dans les 36 heures précédant immédiatement l' épreuve afin de bénéficier à fond du repos total de l' appareil digestif: 28 % d' économie énergétique sont toujours bons à prendre ...
- Au cours de l' épreuve, un apport en sels minéraux et en glucides sera bien sûr indispensable, en particulier pour apporter les glucides nécessaires au bon fonctionnement cérébral ( 1g/minute du glucose par prises régulières )..
- Dans les sports collectifs, les efforts demandés au cours des matches sont variés, avec des efforts brefs et intenses, mais aussi une endurance de 30 mn à plusieurs heures (matchs avec prolongation). Les deux filières énergétiques sont alors sollicitées. Si le jeûne avant le match constitue une bonne préparation à cet effort de longue durée, le joueur doit pouvoir à tout moment, disposer d' énergie en rapport avec ses besoins de l' instant.
Conclusion Le jeûne avant l' effort, une alternative naturelle et éthique pour les athlètes d' endurance.L' utilisation forcenée des glucides dans l' acquisition de niveaux de performances toujours plus élevées, exigés dans le sport contemporain, a entraîné des dérives pharmacologiques désastreuses pour les organismes ainsi que pour l' image des sportifs. Dans le cas des athlètes d' endurance, gardons cette image des lipides, diésel du métabolisme d' effort, opposé aux glucides super-carburant.
Elle nous conduit alors, au concept d' athlète " turbo-diésel ", profitant d' une usure physiologique minimale, optimisée par un entrainement effectué après un jeûne de 36 heures...Ceci est facilité par une utilisation rationnelle des nutriments lipidiques , dans un contexte de complémentation (carnitine, sels minéraux) adaptée à chaque athlète.
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Le jeûne et le métabolisme

Le fait est que, au cours d'un jeûne prolongé, le processus d'auto digestion est parfaitement contrôlée, et qu'il se limite strictement aux tissus non essentiels (adipocytes) et aux moins essentiels (conjonctif, muscle…).
Si les pertes pondérales totales peuvent atteindre 40 % du poids du jeûneur, elles se répartissent en 60 % de pertes en graisse, 20 à 30 % de pertes en muscles, 8 % pour la peau, 5 % pour le sang, mais seulement 2 % pour le cœur, le cerveau ou les testicules (estimations par échographies). Dès le troisième jour du jeûne, le métabolisme basal diminue (on sait l'importance de la digestion dans le bilan énergétique d'un individu), et " l'auto digestion " permet comme chez un têtard ou une larve d'insecte, de répartir lysés.
Car bizarrement (?), ce catabolisme important ne provoque pas une surcharge éliminatoire dans les urines, l'intestin ou le flux d'air expiratoire.Seule, une légère acidose sanguine transitoire, ainsi que des corps cétoniques urinaires, viennent accompagner un jeûne prononcé, et ceci dans des normes contrôlables et physiologiques. L'acidoacétose du diabètique : ne pas confondreChez le diabétique , lorsqu'il n'a pas assez d'insuline, le sucre ne peut pas entrer correctement dans les cellules ce qui entraîne une hyperglycémie, et l'organisme utilise les graisses de réserve ce qui conduit à la production d'acétone.La glycémie s'élève de façon importante ce qui entraîne une élimination de sucre dans les urines dont le volume devient important (polyurie), avec pour conséquence une diminution de la quantité en eau et en sel de l'organisme (déshydratation) avec une soif et une baisse de la tension artérielle (hypotension). D'autre part, la production d'acétone en quantité importante s'accompagne de l'accumulation de déchets acides dans le sang (acidose), ce qui entraîne une fatigue physique et intellectuelle, une perte de l'appétit, puis des nausées et des vomissements. Si la situation n'est pas corrigée rapidement, cela peut aboutir à un coma avec une respiration rapide car les poumons essaient d'évacuer l'acidité présente dans le sang.C'est donc une situation dramatique, à soigner d'urgence car il y a danger de mort. Dans le cas du jeûne, on note effectivement une légère acétose des urines, puisqu'elle signe le catabolisme des graisses de réserves.Mais en aucun cas le jeûneur ne présentera des sucres dans ses urines ; Un diagnostic facile à réaliser ( bandelettes urinaires) pour être sûr que le jeûne se passe dans de bonne conditions.
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lundi 8 septembre 2008

Comment interprèter le jeûne?

Si la grande presse parle parfois du jeûne, c'est pour décrire une impressionnante grève de la faim d'un groupe de militants ou pour s'alarmer sur les diètes coercitives imposées par un gourou aux victimes d'une secte. C'est dire si le jeûne n'a pas bonne presse !
Et ce n'est pas le système médical qui viendra améliorer cette appréciation. Car la pratique du jeûne n'est pas enseignée dans les Facultés. Comme ce n'est pas non plus, un médicament lucratif (parlez-nous plutôt d'un bon coupe-faim, ou d'une bonne anti-lipase, de prescription réservée aux " spécialistes "), le jeûne est largement critiqué par le corps médical, et considéré définitivement comme une pratique sans intérêt et plutôt risquée.
Les arguments avancés reposent essentiellement sur une confusion entre le jeûne et l'inanition d'une part, entre le jeûne et le diabète d'autre part.Pour la plupart des médecins, le jeûne est dangereux car il entraîne une atrophie de l'estomac (voire des adhérences entre ses parois…), une lyse des muqueuses digestives par les sucs de l'estomac, un affaiblissement généralisé, des œdèmes, des troubles psychiques, une acidose métabolique, un déchaussement des dents… Bigre, un tableau épouvantable qui ne correspond pas aux descriptions nombreuses des jeûnes pratiqués par des ascètes religieux ou par des militants en " grève de la faim ", mais beaucoup plus aux dénutris de Somalie ou des geôles du goulag… A cette confusion, se superpose une pratique médicale systématique, celle de " prendre des forces pour lutter contre la maladie ", c'est-à-dire d'entreprendre une suralimentation pendant la convalescence voire pendant l'affection, l'inappétence du patient n'étant alors pas considérée comme un langage naturel du corps.
De fait, la maladie est le résultat d'une transformation du corps face à une situation nouvelle et l'inappétence a justement pour fonction de mettre à l'écart le système digestif pour éviter toute interférence entre les transformations internes en cours d'élaboration, et les influences extérieures d'ordre alimentaire.
D'autant que du point de vue énergétique, la digestion (stockage, digestion, péristaltisme viscéral, transformation et stockage) est un phénomène ruineux pour l'organisme, phénomène obligatoire et judicieux en temps normal, mais sûrement pas dans un tel moment crucial. C'est comme si, en plein incendie, on convoquait les pompiers pour leur imposer une bonne choucroute !
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mercredi 3 septembre 2008

Utilité du Jeûne chez l'homme

Désintoxiquez-vous, soignez-vous par le jeûne et votre vie sera longue et saine.
(Suite de notre article sur le jeûne et son effet dans la désintoxication du corps, la guérison et la longevité).
Le jeûne chez l'homme
Préconisé, voire imposé depuis des millénaires par certaines pratiques religieuses ou même sectaires, le jeûne n'a pas bonne presse auprès des scientifiques. Ils lui trouvent en effet, un aspect de croyances populaires sans fondement sérieux.
Pourtant, et en dehors des sphères religieuses ou mystiques, le jeûne a déjà été étudié par quelques médecins et physiologistes qui ont permis d'en mieux comprendre les ressorts biologiques ainsi que les intérêts thérapeutiques.

Dès le début du jeûne, l'organisme consomme le glucose dégradé à partir du glycogène hépatique et musculaire. Mais ces réserves s'épuisent très vite et après 40 heures, le relais se fait par d'autres voies de « néoglucoformation " à partir des acides aminés (issus du catabolisme des protéines) et des acides gras (issus de la lipolyse). Durant les deux premiers jours du jeûne, l'organisme se met au repos et consomme ses excédents en glycogène. Ce n'est qu'ensuite que le jeûne provoque une « digestion interne " de nombreux éléments cellulaires dont l'organisme se trouvera ultérieurement allégé. La lyse des graisses s'accompagne d'une montée des cétones dans le sang et les urines, corrélative à une légère acidose sanguine. Ceci peut provoquer quelques troubles circulatoires ou digestifs. En dehors des jeûnes religieux ( carême, ramadan) ou a visée amaigrissante, le jeûne est pratiqué par deux types de populations pour lesquelles l'organisme doit être préparé à de rudes épreuves : - les femmes désireuses d'une grossesse ( programme du Dr Odent ) qui suivent chaque week end précédant la conception, un jeûne de dépollution ( les pesticides, les métaux lourds se réfugient dans les graisses) très favorable à leur futur bébé. - Certains sportifs de spécialite d'endurance ( guides de haute montagne, fondistes, cyclistes de route…) qui appliquent des jeûnes de préparation à l'effort, à l'encontre du dogme des sucres lents. Il est d'ailleurs de notoriété publique que Yannick Noah s'est longtemps préparé grâce à ce type de régime alimentaire ayant duré jusqu'à une semaine. Les apports de la phytothérapie
Les sportifs ont de tout temps fait appel aux qualités diététiques naturelles de certaines plantes, aussi bien en préparation de l'effort (anabolisants naturels, vitamines) qu'au cours de l'épreuve (cardiotoniques, décontractants…). Pour l'organisme, le jeûne représente une épreuve avant l'effort, et l'action raisonnée de la phytothérapie y prend toute sa place : Pour permettre d'hydrater largement l'organisme avant la compétition ( tisanes), pour installer une impression de satiété, gage de confort et de faciliter pour le jeûneur, pour faciliter l'élimination des métabolites du catabolisme glucidique, voire protidique, pour installer, la veille de l'épreuve, un climat de sérénité propice au sommeil et à un repos de qualité. Sous forme de tisanes et de gélules, comportant plus de 10 plantes différentes et des concentrés de minéraux et vitamines (reconnues comme actives, naturelles et sans danger) une cure de phytothérapie permet un jeûne de 36 heures ( nécessaire pour évacuer les glucides avant l'effort ) avec une grande facilité. Merci pour votre attention et à la prochaine pour la suite. Pour votre santé et votre succès. Dr. Gibson SAMUELS
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